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Natalia Méndez

FDDH, membre
Mexican Network of People Affected by Mining (REMA)

Natalia Magdalena Méndez Vásquez est une défenseuse autochtone de la terre et du territoire de la région zapotèque dans les vallées centrales de Oaxaca. Originaire de la municipalité de Magdalena Ocotlán, elle est professeur d’éducation autochtone et membre de l'Articulación por la Vida Oaxaca et de la Red Mexicana de Afectados y Afectadas por la Minería (REMA).

L’Articulación por la Vida Oaxaca œuvre pour la défense du territoire zapotèque depuis l’arrivée du projet minier de San José en 2009. Cette année-là, Natalia Méndez Vásquez a été agressée lors d’une opération de police visant à installer le projet minier dans la vallée.

Elle a été la principale plaignante dans une affaire de déversement de résidus miniers en octobre 2018, qui ont contaminé les principales sources d’eau de sept communautés, y compris le puits qui fournit de l’eau courante à sa communauté.

Le projet San José était la propriété de la société minière Cuzcatlán, filiale de la société canadienne Fortuna Mining, de 2009 à 2024, et appartient désormais à la société péruvienne JRC Ingeniería e Construcción S.A.C.

Depuis qu’elle a commencé ses actions, Natalia Méndez Vásquez et sa famille font l’objet de menaces et de harcèlement. La défenseuse a même été la cible d’agressions et d’une tentative d’enlèvement.

Elle travaille actuellement au sein du conseil communautaire, où elle est également constamment attaquée par les autorités municipales et les représentants du gouvernement de l’État d’Oaxaca en raison de sa position et de son travail de défense face aux intérêts du projet d’exploitation minière.

Mexico

Au Mexique, les défenseur·ses des droits humains (DDH) et les journalistes sont victimes d’intimidation, d'acharnement judiciaire, d’arrestations arbitraires, de menaces de mort, d'agressions physiques, de disparitions forcées et d’assassinats en raison de leur action en faveur des droits humains et de leur exercice de la liberté d'expression et du journalisme.

Les disparitions sont endémiques au Mexique, et se produisent souvent en complicité avec l'État. Les DDH qui travaillent sur la question sont exposés à un risque sérieux, pouvant aller jusqu'au meurtre. Ceux qui défendent le territoire, en particulier les territoires autochtones, sont exposés au même degré de risque. Ils sont criminalisés, emprisonnés, calomniés et souvent assassinés. Les journalistes qui travaillent sur n'importe laquelle de ces questions, ou sur des questions relatives au trafic de drogue et qui abordent la complicité du gouvernement courent également le risque de perdre la vie.