Menace d’une action en justice infondée contre la défenseuse Imaan Zainab Mazari et son mari Hadi Ali Chattha
Le 20 mars 2025, Imaan Zainab Mazari et son mari, l’avocat Hadi Ali Chattha, ont été convoqués par l’Unité de signalement des cybercrimes de l’Agence Fédérale d’investigation (FIA), à Lahore, dans le cadre d’une enquête basée sur ce qui semble être des allégations sans fondement. La FIA a refusé de fournir d’autres détails, y compris une copie de la plainte initiale, et n’a pas non plus communiqué d’informations sur la base ou le contenu de l’enquête.
Hadi Ali Chattha est un avocat spécialisé en droits humains et en droit pénal ; il représente plus d’une douzaine de victimes injustement accusées de blasphème. Hadi Ali Chattha a commencé sa carrière juridique au sein de la cellule d’aide juridique Asma Jahangir, en travaillant bénévolement pour représenter les victimes de violences sexuelles, de viols et de disparitions forcées. Le défenseur a également travaillé avec Justice Project Pakistan sur des affaires de prisonniers dans le couloir de la mort.
Le 20 mars 2025, Imaan Zainab Mazari et son mari, l’avocat Hadi Ali Chattha, ont été convoqués par l’Unité de signalement des cybercrimes de l’Agence Fédérale d’investigation (FIA), à Lahore, dans le cadre d’une enquête basée sur ce qui semble être des allégations sans fondement. La FIA a refusé de fournir d’autres détails, y compris une copie de la plainte initiale, et n’a pas non plus communiqué d’informations sur la base ou le contenu de l’enquête.
Imaan Zainab Mazari est une avocate en droits humains qui représente d’innombrables victimes de violations des droits humains et s’occupe de cas délicats de disparitions forcées, d’exécutions extrajudiciaires, d’arrestations arbitraires et de violations perpétrées lors des gardes à vue. Grâce à son travail, elle garantit l’accès à la justice et la réparation aux défenseur⸱ses des droits humains, aux victimes et à leurs familles contre les pratiques oppressives des autorités étatiques, en particulier l’armée, la police et les agences de renseignement. À cause de son activisme et de ses activités de plaidoyer, Imaan Mazaari est prise pour cible par les autorités de l’État, qui l’ont notamment arrêtée en vertu de motifs infondés en octobre 2024, et mènent des campagnes permanentes visant à la diffamer et à ternir sa contribution.
Hadi Ali Chattha est un avocat spécialisé en droits humains et en droit pénal ; il représente plus d’une douzaine de victimes injustement accusées de blasphème. Hadi Ali Chattha a commencé sa carrière juridique au sein de la cellule d’aide juridique Asma Jahangir, en travaillant bénévolement pour représenter les victimes de violences sexuelles, de viols et de disparitions forcées. Le défenseur a également travaillé avec Justice Project Pakistan sur des affaires de prisonniers dans le couloir de la mort.
Le 20 mars, des citations à comparaître ont été émises à l’encontre d’Imaan Zainab Mazari et Hadi Ali Chatthaas, dans le cadre d’une série d’abus et d’intimidations, les autorités utilisant des moyens judiciaires et le pouvoir exécutif de l’État pour réduire au silence les défenseur⸱ses des droits humains. La FIA a délivré ces citations à comparaître sur la base d’allégations de diffamation infondées, déposées par un chef religieux connu pour porter des accusations de blasphème à l’encontre de membres de communautés minoritaires au Pakistan. Imaan Mazari et Hadi Ali Chattha refusent de se présenter à l’enquête tant que la FIA ne leur aura pas communiqué une copie de la plainte et des détails précis sur l’infraction, ce que l’agence n’a pas encore fait.
À la lumière des menaces passées et présentes à l’encontre d’Imaan Mazaari et de son mari Hadi Ali Chattha, le comportement de la FIA et le profil du plaignant en l’espèce soulèvent de vives inquiétudes quant à la possibilité d’une allégation de blasphème fabriquée de toutes pièces à l’encontre des deux défenseur⸱ses des droits humains. Ces actions visent à paralyser leur pratique juridique et à les punir pour avoir pris en charge des affaires sensibles qui visent à demander des comptes aux puissantes autorités pakistanaises, notamment l’armée et les agences de renseignement.
Front Line Defenders est extrêmement préoccupée par la diffamation et la persécution juridique d’Imaan Zainab Mazaari et Hadi Ali Chattha, et l’organisation considère qu’il s’agit de représailles contre leur travail en faveur des droits humains et leur plaidoyer en faveur des victimes et de leurs familles. Il semble que l’action de la FIA vise à menacer et à intimider Imaan Mazaari et Hadi Ali Chattha, afin de réduire leur travail au silence et de les empêcher de plaider au nom des victimes. En outre, l’organisation est profondément préoccupée par le fait que cette convocation soit la première étape visant à monter une fausse affaire judiciaire contre la défenseuse des droits humains pour blasphème, un crime passible de la peine de mort au Pakistan. Les personnes accusées de blasphème sont également confrontées à la violence des milices d’autodéfense.
Front Line Defenders exhorte les autorités pakistanaises à :
1. Rejeter immédiatement la plainte sans fondement déposée contre Imaan Zainab Mazari et Hadi Ali Chattha, et veiller à ce qu’ils ne subissent pas d’autres interrogatoires ou actes de harcèlement de la part de l’Agence fédérale d’investigation ;
2. Cesser immédiatement toute forme de harcèlement contre Imaan Mazari et Hadi Ali Chattha, car Front Line Defenders pense qu’ils sont persécutés uniquement à cause de leur travail légitime en faveur des droits humains ;
3. Cesser de prendre pour cible tous les défenseur⸱ses des droits humains au Pakistan et garantir qu’en toutes circonstances ils puissent mener à bien leurs activités légitimes en faveur des droits humains sans crainte de représailles et sans aucune restriction, y compris l’acharnement judiciaire.