Back to top

Hasti Amiri condamnée par contumace à trois ans de prison, à une amende et à une interdiction de voyager pour ses publications sur les réseaux sociaux concernant les droits des prisonniers

Statut: 
Condamnée
À propos de la situation

Le 18 août 2025, Hasti Amiri a annoncé que la branche 26 du tribunal révolutionnaire de Téhéran l’a condamnée à un total de trois ans de prison et à des peines supplémentaires pour « diffusion de désinformation » et « activités de propagande contre l’État » en raison de ses activités sur les réseaux sociaux, notamment en faveur de la défense des droits des prisonniers et de la lutte contre la peine de mort en Iran.

À propos d'Hasti Amiri

Hasti Amiri is a woman human rights defender and campaigner for students’ rights and a graduate student of law at Allameh Tabataba'i University. Previously in 2022, she had been sentenced to one year in prison on the charge of “propaganda activities against state” for her advocacy for women’s rights and against death penalty and have served seven moths in Evin prison in 2022.

22 Août 2025
Hasti Amiri condamnée par contumace à trois ans de prison, à une amende et à une interdiction de voyager pour ses publications sur les réseaux sociaux concernant les droits des prisonniers

Le 18 août 2025, Hasti Amiri a annoncé que la branche 26 du tribunal révolutionnaire de Téhéran l’a condamnée à un total de trois ans de prison et à des peines supplémentaires pour « diffusion de désinformation » et « activités de propagande contre l’État » en raison de ses activités sur les réseaux sociaux, notamment en faveur de la défense des droits des prisonniers et de la lutte contre la peine de mort en Iran.

Download the Urgent Appeal

Hasti Amiri est une défenseuse des droits humains qui milite pour les droits des étudiants. Elle est étudiante en droit à l’université Allameh Tabataba'i. En 2022, elle a été condamnée à un an de prison pour « activités de propagande contre l’État » pour son plaidoyer en faveur des droits des femmes et son opposition à la peine de mort. Elle a passé sept mois à la prison d’Evin en 2022.

Le 18 août 2025, Hasti Amiri a annoncé que la branche 26 du tribunal révolutionnaire de Téhéran l’avait condamnée à deux ans de prison et à une amende de 500 millions de rials iraniens (IRR) pour « diffusion de désinformation », à un an de prison pour « activités de propagande contre l’État », à 33 millions d’IRR pour s’être présentée dans un espace public sans porter le hijab, à deux ans d’interdiction de voyager et à deux ans d’interdiction d’adhérer à des groupes politiques et sociaux.

La branche 26 du tribunal révolutionnaire de Téhéran a reconnu la défenseuse coupable d’« activités de propagande contre l’État » en se basant sur des preuves incluant ses activités sur les réseaux sociaux contre la peine de mort et la publication d’un article intitulé « Toutes les exécutions sont politiques », qu’elle a écrit en août 2024. La Cour a également fait valoir que les messages publiés par Hasti Amiri sur les réseaux sociaux concernant la situation des prisonniers en Iran, en particulier les prisonniers politiques de la prison d’Evin, sont des exemples de « diffusion de désinformation ».

Ce n’est pas la première fois qu’Hasti Amiri est prise pour cible pour avoir dénoncé les violations des droits humains en Iran. Hasti Amiri a été emprisonnée d’avril à août 2024 pour avoir participé à une manifestation pacifique le 7 mars 2023 contre plusieurs cas d’empoisonnement d’écolières en Iran. En octobre 2023, elle a été condamnée à un an de prison pour « activités de propagande contre l’État » par la branche 36 de la cour d’appel révolutionnaire de Téhéran. Le verdict initial avait été rendu en juin 2023 par la branche 26 du tribunal révolutionnaire de Téhéran, en lien avec les campagnes de la défenseuse en faveur des droits des étudiants et contre les empoisonnements.

Front Line Defenders est vivement préoccupée par la condamnation de la défenseuse des droits humains Hasti Amiri, car il semble qu’il s’agisse de représailles contre son travail pacifique et légitime en faveur des droits humains, y compris la défense du droit à la vie et des droits des prisonniers.

Front Line Defenders exhorte les autorités iraniennes à :

  1. Annuler immédiatement la condamnation de Hasti Amiri et veiller à ce que toutes les charges retenues contre elle soient abandonnées ;
  2. Cesser immédiatement de cibler tous les défenseur⸱ses des droits humains en Iran et garantir qu’en toutes circonstances elles puissent mener à bien leurs activités légitimes en faveur des droits humains, sans craindre ni restrictions ni représailles, y compris l’acharnement judiciaire.